Blaaah

Blaaah
Oh oui, qu'il est bon de se sentir dévasté. Tout s'effondre en un instant au fond du coeur. Tout craque, se déchire, tombe en poussière, en une seconde. Balayées par les vents, les cendres s'éparpillent, se rejoignent et recompose feu le corps. On en renait plein d'ardeur, l'amour collé au coeur, les yeux emplis des étincelles de la combustion.

Oh oui, qu'il est bon de se sentir renaître...




{Leave me alone - Ellen Allien & Apparat}



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# Posté le jeudi 12 novembre 2009 13:16

Modifié le jeudi 12 novembre 2009 20:36

l'amour? Non, le sexe

On te prend, on te surprend, et on te lâche. C'est ça la loi? La morale actuelle est d'être éphémère?

" J'ai envie de te faire un câlin, tu me manques..."
"Toi aussi tu me manques, j'ai envie de te sauter."

Où est l'amour? Où peut-on trouver qui, après utilisation, ne voudra pas te jeter? Qui ose parler d'amour et de sentiments, quand on peut parler de sexe, de queues et de garages à bites? C'est cliché, c'est démodé. La tendance est aux culbutes.

Ce qui est triste, c'est qu'il y en a qui font croire. Et on sait qu'ils le font. Mais on s'attache.
Il y en a un autre? Pourtant la soirée d'hier était parfaite. C'était intime, c'était personnel. Et cette étreinte, ce contact qu'il fuyait, il était là! Prend-moi (dans tes bras), et montre-moi que je ne suis pas qu'un optimiste. Prouve-moi que je ne me trompe pas, et qu'on pourrait refaire le monde! Ah, ce soir tu ne peux pas, tu vois l'autre...

On finirait presque par perdre ses illusions. De l'amour? Laisse-moi rire. Du cul. Toujours du cul.
Je t'aime parce que tu me sautes bien. Je prends mon pieds, alors je dois t'aimer.
Eh bien non. Je t'aime parce que quand je te vois j'oublie le reste. Je t'aime parce que dans tes bras, plus rien n'a d'importance.

On ne l'entend pas, tout ca... On ne l'entend plus. L'amour est mort.

# Posté le mardi 07 juillet 2009 19:57

pute

Je suis une pute. De celles qui se montrent, assument leur statut, et en rient. Je ris quand je vois les yeux des passants s'agrandir sur mon passage. Je roule du cul et n'hésite pas à être vulgaire pour attirer le regard. J'en ressens le besoin. C'est presque vital; j'ai le besoin de me rendre différent, de choquer, d'outrer. Je me maquille et porte les vêtements les plus aberrants dans le seul but de voir les visages se retourner sur mon passage. Tout n'est que question de manières.

Je suis de ces salopes qui bougent leur cul de la façon la plus provocante uniquement pour qu'on vienne matter, chercher à obtenir. Dès que la moindre note atteint mes oreilles, je danse. Oui, je danse. C'est ma façon de me dénuder, de me mettre à nu devant les autres.

Je ne parle pas. Personne ne sait qui je suis. On ne me connait que pour ce que je montre. Je suis le PD, la tantouze, le gay. Je suis la salope, l'allumeur, la traînée. On me surnomme le dépressif, le suicidaire, le fou ou le psychopathe. Je suis tout cela, et aucun à la fois. Je suis tout; je ne suis rien. Les insultes fusent à mon encontre, les mots blessent, griffent, mordent. Ils font saigner, ils percent et dépècent. Ils me détruisent à petit feu, me donnent envie de devenir ce que je ne suis pas, ce que je parais être.

Je suis une pute qui se raccroche à son statut pour vivre. Pour les uns homme de joie, pour les autres pauvre con. Je suis un danger potentiel, et je ne suis pourtant rien. Rien ne peux me toucher dans ma folie, sauf des queues et des mains.

Je m'oublie entres les cuisses d'autres paumés dans mon genre. Je suis vide, mort depuis déjà bien longtemps. Mais ça, tout le monde s'en fout. Tout le monde ne pense qu'à se propre gueule, sans le moindre scrupule. Je suis là, moi, mais personne ne daigne me voir. Je ne suis que ce que je montre. On ne cherche pas à me {re}connaitre. Tout n'est qu'illusions, images et artifices.

Qui suis-je? Au fond, qui s'en soucie?

# Posté le mardi 16 juin 2009 19:24

partie...

partie...
Ca aura commencé par une incompréhension. Après tout, tout commence toujours par là... Et puis petit à petit, on prend conscience. Doucement. Lentement. On sent monter dans les tripes, puis dans la gorge, dans les yeux.
S'en est suivi un tremblement. Les mains, le visage. C'est la crainte qui prend le dessus. Est-ce vraiment vrai? Le froid à l'intérieur, d'un coup. On se sent vide, presque mort.
Et les yeux qui commencent à se répandre en larmes, tranchées de guerre perdue. Des pleurs, beaucoup. Le visage ruisselant, les sanglots qui éclatent, qui résonnent dans la tête comme des cris d'agonie, des bruits inhumains. La respiration s'accélère. Vite, respirer. Plus vite, encore, encore.
La tête qui tourne, de plus en plus. Un besoin de s'asseoir, parce que les jambes flanchent. Les jambes ne tiennent plus le reste du corps. Plus rien ne suit...

Toujours ce froid, ce vide. Toujours les larmes aux yeux. Le temps passe trop vite, nous n'en avons pas assez pour vivre, pas assez pour aimer. J'ai envie d'aimer, de dire aux gens que j'aime que je les aime de tout mon coeur. Je veux que le monde le sache. Oui, j'aime. J'ai aimé, j'aime, et j'aimerai jusqu'à mon dernier souffle. J'aime à m'en trancher le coeur, à m'en asphyxier, à en pleurer. J'aime à m'en brûler les paupières, à m'en délier la langue. Je parle, je vis, j'entends et je vois. Tout autour de moi s'est arrêté, quelques instants, quelques heures, quelques jours. Tout a cessé de bouger pour me laisser ressentir le vide intérieur.

Je l'aimais, d'une amitié dont elle ne s'est jamais doutée. Aurai-je dû lui dire? Sans doute. Mais il est souvent trop tard, quand on s'en aperçoit...

# Posté le vendredi 12 juin 2009 06:03

glou glou

glou glou
Par ici. Un peu plus bas...

Je suis là je te dis! Tu ne me vois pas? Mais si, juste là..

S'il te plaît...

Aide-moi! je suis en vie! Regarde-moi! J'existe, je vis. Je pleurs, je ris, je souris! J'ai juste besoin d'un geste, d'un contact... Sauve-moi, je suis en train de couler. Je me noie sous tes yeux! Tend-moi la main.

J'ai longtemps cru que les autres étaient là, qu'ils m'aideraient en cas de chute. J'ai longtemps pensé que je vivais grâce aux autres, à tous ces autres qui peuplent mon existence. Mais je comprends maintenant qu'ils ne sont qu'éphémères. Le fait d'exister s'explique avant-tout par de l'égoïsme. Je pense, donc je suis. Ils pensent à eux, ainsi ils sont pleinement eux. Il n'y a pas de place pour un tu, un vous. On peut imaginer un nous, bien que souvent resté au stade onirique.

Ainsi je coule sous les vagues de mes pensées. Qui s'en soucie? J'ai 3 noms en tête. 3... C'est peu... Plus ma vie s'écoule, plus le nombre diminue. Les amis deviennent ennemis. Les rigolos deviennent lourds. Les attentifs se muent en égocentriques... Ou sont passés les gens avec qui je parlais? Ou sont-ils, ceux qui se confiaient à moi, et à qui je me confiais? N'y a t il jamais de retour, d'échange? Sommes-nous voués à une vie de solitude camouflée par de trop nombreuses fioritures?

Je ne sais que penser, ou plutot je pense trop. Je suis comme les autres au fond. J'écris pour moi, j'écris sur moi. Je ne fais rien d'autre. Les mots s'envolent et se déposent contre ma volonté.

Je me noie sous les mots, les phrases, les textes. Je bois la tasse, en reprendrais bien une autre, juste pour voir jusqu'où tout ca va mener... Je cours à ma ruine, et suis plus seul que jamais, entouré de masques, de marionnettes.

Tout devient flou. Je crois que je m'endors. C'est donc ca la noyade? Un profond sommeil?...

# Posté le mardi 05 mai 2009 18:13